Nous voici à nouveau dans l'avion, pour la dernière étape d'un voyage vers le bout du monde. Et, au ressenti des nombreuses heures passées sans bouger dans cette boite de conserve améliorée, le bout du monde, si petit soit-il, c'est loin. Nous quittons donc notre court arrêt de trois jours à Hong-Kong. Lorsque nous avions décidé de cette étape, parmi quatre possibilités, Hong-Kong nous semblait attirante: à la fois exotique et centre d'affaires, elle nous promettait également de manger enfin les délicieuses nouilles et autre canard laqué à la source. Mais obnibulés par notre périple en Australie, et en mode aventure-au-jour-le-jour, nous nous étions arrêtés au nom pour sa seule représentation. Or, Hong-Kong nous a, évidemment, offert bien plus que cela...
En arrivant sur place, on ne sait trop à quelle sauce on va être mangés. Roxane nous avait trouvé une petite chambre dans une auberge de jeunesse, certes minuscule, mais parfaitement située. Pour y arriver, après un vol sans histoire tout au même titre que la récupération des bagages, nous prenons un bus à double étage, comme tous les bus et trams la-bas. Le chauffeur roule à toute vitesse, du côté gauche évidemment, faufilant son imposant véhicule entre les taxis rouges, de vieilles Toyotas Comfort et prenant manifestement un délicieux plaisir à négocier tous les ronds points des abords de l'aéroport au plus serré.








